ENSEIGNEMENT DES TAPAHALIE

Connaissance ancestrale

31
août 2009
L’ISLAM
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L’ISLAM

L’origine et l’histoire de l’islam (ou la religion venue du désert)

Si l’on veut comprendre l’islam du monde arabe et son importance au III è siècle de notre ère, il faut donc prendre en compte l’influence du désert où vécu son fondateur, et, qui a notamment forgé les valeurs intemporelles que sont la cohésion de la famille et la fidélité au clan. La vie dans le désert est rude et fait comprendre aux hommes qu’ils ne peuvent survivre dans cet environnement hostile qu’en obéissant à des règles rigoureuses et dans une communauté établie sur une forte cohésion entre ses membres. Au cours des premiers siècles de l’ère islamique, depuis le VII è sicle, cette solidarité inconditionnelle avec le clan contribua à l’expansion rapide des Arabes convertis à l’islam jusqu’à ce qu’ils deviennent une puissance mondiale.

Originaire de la tribu des Qoraychites, gardiennes des sanctuaires, Muhammad ou Mahomed naquit à la Mecque en 570. Mais selon les écrits, bien avant sa naissance, sa mère Amina aurait entendu la voix d’un ange, l’ange Gabriel, qui lui fit cette prophétie : « le fils que tu portes sera le seigneur et le prophète de ton peuple». Mais le père ( ?) de Mahomed mourut juste avant sa naissance et sa mère lorsqu’il eut six ans. Si les musulmans refusent de donner des traits physiques de leur prophète et de le représenter, son apparence a été évoquée par certains commentateurs. Selon eux, Mohamed aurait été de taille moyenne, de constitution puissante, avec la peau claire. Son visage, comparable à la lune, dégageant une douce lueur. Il aurait eu un nez busqué et des yeux noirs parsemés de petits points bruns, une chevelure vigoureuse, une barbe (la barbe est devenue ainsi un symbole religieux important et source de relique de grande valeur) et une grande bouche qui s’ouvrait de temps à autre en un sourire chaleureux et parlait lentement, avec précision en articulant chaque syllabe. Avant de devenir prophète, Mohamed résolve un conflit religieux en plaçant la pierre noire à son lieu de destination finale et fut « digne de confiance » par les membres de son entourage. A l’âge de vingt cinq ans, Mohamed entra au service de la riche veuve Khadijia, pour le compte de laquelle il entreprit plusieurs voyages commerciaux en Syrie. Il fit une telle impression sur Khadijia qu’elle l’épousa ; elle lui donna sept enfants, dont Fatima, vénéréé dans certaines parties du monde islamique (chez les Chiites), comme fille préférée du prophète.

La kaba et la Mecque

Au cœur de la religion polythéiste, avant l’avènement islamique, se trouvait un temple cubique, la Kaba ou Kaaba, qui aurait été construit jadis par Abraham et son fils Ismaël pour servir de lieu de sacrifice. D’après la croyance musulmane, Abraham était lui-même un hanif, un chercheur de vérité qui, à l’époque où régnait l’idolâtrie, croyait en un Dieu unique et se soumettait sans condition à ses commandements. La tribu des Qoraychites, à laquelle appartenait Mahomet, fut durant de nombreuses générations gardienne du sanctuaire de la Mecque. La ville était, déjà à cette époque, le centre économique et religieux du monde arabe, qui ne constituait pas toutefois une unité politique mais était divisée en de nombreux territoires tribaux.

L’expatriation de Mahomet

En 622, le Prophète Mahomet partit avec ses partisans à yathrib, l’actuelle Médine (ville natale du Prophète). Cette expatriation marque le début de l’ère islamique. Le combat de Mahomet contre la Mecque n’était cependant pas terminé. Après plusieurs batailles et des sièges entrepris par les deux camps, la Mecque se rendit en 630. Mahomet entra en vainqueur dans sa ville natale et fit de la Kaaba le principal sanctuaire de la religion musulmane qu’il fonda. Celle-ci se propagea lentement mais régulièrement dans toute la péninsule Arabique. Aujourd’hui, l’islam est pratiqué dans cent trente-deux pays. Le pèlerinage à la Mecque, ou hadji, une injonction divine à tout musulman, est intégré dans la loi canonique comme l’un « des cinq piliers » de l’islam. Mahomet, le Prophète, chef de la communauté musulmane, mourut à Médine le 8 juin 632 dans les bras de son épouse Aicha.

Les Apports dans la religion de Mahomet après sa mort

Comme nous l’avons constaté à travers l’étude des actes de fondation des religions étudiées jusqu’à celle de Mahomet, le plus souvent, ce n’est qu’à la mort du fondateur que ses proches font des apports. L’islam n’est épargné et compte de nos jours à son sein des sous groupes islamiques : les Sunnites, les Chiites duodécimains, les Chiites septimaniens, les Fatimides, Les Ismaéliens, les souffisme, les Wahhabites, les Fondamentalistes etc. Après la mort de Mahomet, le conflit engendré par sa succession entraîna très tôt une scission entre la majorité sunnite et le parti ( chi’a en arabe) du calife Ali ibn Abu Talib. Ainsi les dissensions politiques développées, plus particulièrement dans les divergences théologiques par les deux camps dans les croyances, donnèrent naissance à l’islam chiite qui existe aujourd’hui principalement en Iran, en Iraq, au Liban et à Bahrïn.

Les Sunnites

Les Sunnites constituant environ 90 % de la majorité dans l’islam, suivent la tradition (sunna) du Prophète.

Les Chiites duodécimains

Les Chiites duodécimains (ou chia des douze imams) sont l’une des branches islamique qui se distinguent de l’islam Sunnite, surtout par le fait qu’ils réfutent l’autorité des trois premiers califes Abu Bakr (632-634), Omar (634-644 et Othman (644-656), en tant que transmetteurs des traditions de l’islam, et reconnaissent les douze imams, descendants de Mahomet, réputés les seuls capables de saisir en profondeur le sen du Coran.

Les Chiites septimacien

Les Septimaciens, ce groupe islamique ne reconnaît dans l’islam que sept imams ce qui donne le nom chiite septimacien (ou chi’a des sept). Leur enseignement est tenu secret. C’est à ce groupe qu’appartiennent les Ismaéliens, dont le nom se réfère au septième imam caché, Muhammad ibn Ismaïl. Les Ismaéliens interprètent le Coran dans un sens plutôt allégorique, non littéraire, ce qui a donnée lieu à une exégèse mystique et ésotérique. Les Ismaéliens vivent en Afrique du Sud et en Asie centrale.

Le Soufisme

Le terme « soufisme » est le plus souvent associé au mot grec sophia (sagesse) et la racine arabe (« pureté », safâ). Mais à l’origine du terme soufi, le mot arabe souf désigne la laine, et se réfère au vêtement de laine blanche que portaient les soufis en signe d’humilité. Le premier soufi reconnu par les Maîtres ultérieurs est Hassan al-Basri (640-728) qui fonda une école à Bassora (actuel Iraq). Dans le soufisme existe des sous-groupes (le « Soufisme modéré », le« Soufis enivrés », Ce faisant, pour cette croyance islamique la sagesse ne se comprend pas au sens de raison ou de désir d’en savoir le plus possible, mais se réfère plutôt à la sagesse du cœur. Le soufi ne souhaite donc pas comprendre le Coran uniquement selon son sens exotérique et orienter sa vie d’après ses préceptes, mais de découvrir sa richesse « intérieure », pour pouvoir mieux vénérer Dieu. Un soufi ne se contente pas d’accomplir les cinq obligations de l’islam et de respecter la loi (charia), mais plutôt par une expérience cherche une union aimante avec son Créateur. C’est cette position qui met les Soufis en conflit avec les musulmans orthodoxes, car un mystique inspiré ne peut uniquement s’attacher aux dogmes ou aux conceptions de foi courantes. Ce en quoi un soufi est souvent incompréhensible pour un musulman classique.

Les Wahhabites

Les Wahhabites appartiennent à un mouvement islamique puritain, ultraconservateur. Le Wahhabite fut une réaction d’une part, contre l’autorité des tribus en Arabie, qui n’ont jamais été correctement islamisés et continuent de vivre selon les règles de leurs clans et leur droit coutumier, et d’autre part, contre la domination des Ottomans, qui se sont largement écartés de l’enseignement de leur pieux prédécesseurs des débuts de l’islam. Le réformateur Muhammand ibn Abd al-Wahhab (1703-1792) appartenait à une école juridique hanbalite (sunnite) et prêchait la suppression de toutes les innovations postérieures au Coran et le retour à l’islam authentique. Il prônait un monothéisme radical, condamnait toutes les autres formes de cultes des saints (dont la personne de Mahomet) des sanctuaires et des tombeaux, et exigeait l’engagement total pour l’islam : djihad.

Les fondamentalistes

Pour Abd al-Wahhab, les musulmans authentiques étaient ceux qui suivaient son enseignement ; tous les autres étaient des incroyants et devaient être combattus. En 1773 les Wahhabites conquirent Riyad et fondèrent un Etat islamique où les hommes pouvaient vivre une vie puritaine à Dieu, en plein accord avec les commandements de la charia purifiée. La musique, le tabac et tous les plaisirs furent proscrits, et le modernisme occidental considéré comme un danger pour l’islam. Les Wahhabites vivent aujourd’hui surtout en Arabie saoudite où ils constituent la majorité de la population en grande partie sunnite.

Aperçu historique de l’islam : L’islam de 1502-1668 et de 1770 à nos jours

1502 : Domination de la dynastie des Safavides en Perse. Le chiisme devient religion d’Etat.

1529 : Les Turcs assiègent Vienne, sous Soliman le Magnifique.

A partir de 1550 : Pénétration de l’islam en Inde et en Indonésie.

navale de Lépante.

1666 : Sabbatai Zwi (16261676), un Juif qui se disait être le Messie, fut sommé par les autorités Ottomans de choisir entre l’exécution et la conversion ; il choisit l’islam. Cet acte fut interprété comme le tiqqun (restauration) du monde islamique, prisonnier de forces maléfiques.

1668 : Deuxième siège de Vienne ; les Turcs menacent l’Europe centrale.

De 1770 aux années 1950 se sont déroulées la conquête progressive et la colonisation des peuples musulmans d’Afrique du nord, d’Arabie saoudite, d’Inde et du Proche-Orient par les Français et les Anglais. Dans les pays concernés, l’islam s’est imprégné fortement de culture européo-chrétienne.

1745 : Fondation de la secte des Wahhabites par Muhammand ibn Abd Al-Wahhab, qui réforma l’islam en Arabie, à partir de 1780

XIXè siècle : Création des écoles et courant schismatiques (sunnites) de l’Ahmadiya et bahaïsme. Affaiblissement de l’empire Ottoman par l’Occident. L’Etablissement des colonies et protectorats européens en territoire islamique (inde, Egypte, Afrique du Nord)

1878 : Occupation britannique de l’Egypte.

1880-1920: Essor du mouvement panislamique.

1880-1898 : Soulèvement au Soudan du « Mahdi qui se considéré comme le chef islamique

de la fin des temps.

A partir de 1900 : Installation en Palestine de milliers d’immigrants juifs. En 1916, partage

Des sphères d’intérêts au Proche-Orient par la France et la Grande-Bretagne: la

Palestine est placée sous administration internationale ; la Syrie, sous mandat britannique.

1917 : « Déclaration Balfour » : pendant la première Guerre mondiale, l’Angleterre promet

Aux Juifs un «foyer national» en Palestine.

1921: Installation en Iraq du roi Faysal par les Anglais. Son frère Abdallah devient roi de

Transjordanie.

1922: Kemal Atatürk (1923-1938) procède en Turquie à la séparation de l’Etat et de la

Religion, et abolit le sultanat des Ottomans. Fin de l’Empire ottoman.

1924 : Abolition du califat turc.

1926 : L’Assemblée nationale turque décrète l’adoption du droit civil suisse

A partir de1940: Libération progressive des Jordanie, Syrie, Egypte et Algérie de la

Domination européenne.

1945 : Création de la ligue arabe au Caire.

1947 : L’ONU émet une recommandation sur le partage de la Palestine, sous mandat

Britannique, en un Etat juif et un Etat arabo-palestinien. Conséquence : début des

combats violents entre Arabes et Juifs. Le Pakistan devient un Etat islamique indépendant.

1948: Naissance de l’Etat d’Israël, proclamé par David Ben Gourion ; première guerre

Israélo-arabe.

1948 : Nouveau droit civil en Egypte, fondé sur le modèle occidental

1949 : Nouveau droit civil en Syrie

A partir de1950 : Progression de l’islam en Afrique centrale

1963 : « révolution blanche » du chah Reza Pahlavi en Iran. Putsch militaire : le parti Baath est au pouvoir en Syrie

1967et 1973 : Guerre des pays arabo-musulmans contre Israël

1969 : Coup d’Etat du colonel Kadhafi, qui devient Président de la République Libyenne

1971 : Hafez al-Assad devient Président en Syrie après un putsch militaire. Naissance des

« Emirats arabes unis »

A partir de 1975 : Recul de la culture de l’Europe occidentale chrétienne dans les pays

Islamique. Réveil du fondamentalisme islamique.

1979 : Renversement du régime de Chah en Iran et proclamation de la « République islamique d’Iran » par l’Ayatolah Khomeiny. L’instauration d’un Etat théocratique et

Rétablissement de la charia en Iran attirent l’attention de l’Occident sur le fondamentalisme islamique. Celui-ci combat la religion et la culture occidentale.

1980-1988 : Première guerre du Golfe : déclenchement de la guerre entre Iran et Iraq (sous

Saddam Hussein)

1981 : Assassinat du Président Anouar al- Sadate au Caire.

1982 : Mort du Roi Khaled d’Arabie Saoudite

1989 : Mort du Président l’Ayatolah Khomeiny d’Iran

1991: Deuxième guerre du Golfe: les Etats-Unis et leurs alliés mettent fin à l’occupation

Iraquienne au Koweït.

2001: Après les attentats du 11septembre 2001 à New York, renversement du régime des

Talibans en Afghanistan par les Etats-Unis et Alliance du Nord contre

L’organisation terroriste Al-Qaida.

2003: Troisième guerre du Golfe menée par les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux ;

Renversement du régime de Saddam Hussein.

: Mise à mort public du Président Saddam Hussein par les Américains sous la W. Bush.

Conclusion


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