ENSEIGNEMENT DES TAPAHALIE

Connaissance ancestrale

31
août 2009
HINDOUISME
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ACTES DE FONDATION DE CERTAINES RELIGIONS DU MONDE

HINDOUISME

L’origine du mot hindou

Le mot « hindou » dérive du nom sanskrit du fleuve Indus, Sindhu. Devenu hindou dans la prononciation persane, le terme ne désigna d’abord que les peuples établis sur les rives du fleuve, avant d’englober tout le sous- continent et sa population. Lorsque les Arabes atteignirent l’Inde, au VII è siècle, ils utilisèrent le mot al-hind pour désigner l’entité géographique, mais aussi tous les habitants de confession autre que le musulman. Il s’agit donc dans tous les cas d’une appellation imposée de l’extérieur. Le mot « hindou » fut enfin repris par les navigateurs portugais (Vasco de Gama, le premier en 1480) qui accostèrent en Inde au XV è siècle et pour qui l’hindouisme ne formait qu’une seule et même religion.

Une religion sans fondateur

A la différence du judaïsme, du christianisme ou de l’islam, l’hindouisme ne se laisse pas appréhender comme un tout indivisible. Le terme groupe au contraire désigne un grand nombre de traditions religieuses distinctes, ce qui a conduit certains anthropologues à parler d’un conglomérat de religions. Ce trait distinctif de l’hindouisme est intimement lié à ses origines et son histoire. C’est vers 1800 av. JC. que les Aryens pénétrèrent dans le sous-continent indien. Ces tribus nomades guerrières avaient été contraintes de quitter leur région d’origine, en Asie centrale, après que les changements du climat y eurent transformé de vastes territoires en steppe aride. Les tribus d’éleveurs qui immigrèrent en Inde y importèrent des dieux auxquels elles rendaient un culte en pleine nature, sans temple ni idoles. Le culte était animé des chants, des hymnes aux accents épiques. Les Aryens intégrèrent les divinités des habitants originels de l’Inde. L’ancien dieu n’est ni refoulé ni occulté, mais au contraire il est incorporé à l’existant. Ce peuple de l’Indus nous a laissé des inscriptions sur des sceaux en stéatites, mais leur écriture n’est pas encore déchiffrée. Toutes nos connaissances sur la culture de l’Inde antique reposent sur des conjectures.

Première civilisation de l’Inde

La religion que pratiquent aujourd’hui les Hindous s’est développée pour l’essentiel avant l’an 1000, mais ses racines remontent au XV è siècle av. JC, à l’époque de la civilisation de la vallée de l’Indus, qui prospéra près de neuf cent ans. Les Aryens, peuple de langue indo- européenne, conquirent les territoires du nord-ouest de l’Inde et intégrèrent à leur propre système les représentations et les us des peuples dits de l’Indus. A partir de 1200 av. JC., leurs hymnes, transmis exclusivement par voie orale, furent compilés pour être préservés par des cercles sacerdotaux sous le nom de (« veda », connaissance sacrée). Les veda font figure de révélation divine.

Un «conglomérat» de religions

Les différentes traditions de l’hindouisme n’ont pas de fondateur commun. Elles ne partagent ni leurs préceptes ni leurs rites, et s’appuient sur un vaste corpus d’écritures saintes. Les hindous n’ont pas non plus de ville sainte unique et reconnue par tous. Les adeptes de ce conglomérat de religions ne s’entendent pas même sur la croyance en une ou plusieurs divinités: l’hindouisme permet aussi bien le monothéisme que la croyance en plusieurs dieux. Les Hindous connaissent – et bien souvent vénèrent un grand nombre de divinités. Leur panthéon en compte plusieurs centaines de milliers. L’hindouisme est donc un conglomérat ouvert et inclusif, qui assimile au lieu d’exclure. Au VI è et V è siècle av. JC. divers mouvements de reformes tentèrent de saper les bases de la religion védique. Les adeptes de Bouddha, s’éloignèrent eux de la tradition védique pour tracer leur propre voie spirituelle, mais pour les Hindous, le Bouddha serait l’incarné ou l’avatar du dieu Vishnou. La référence aux écritures védiques qui proclament « au début de l’âge de Kâlï (Kâlïyuga) » le dernier des quatre âges dans la vision cyclique du temps de l’hindouismel, période à laquelle le Seigneur apparaîtra sous la forme du Bouddha, fils d’Anjana, dans la province de Gaya pour induire en erreur tous ceux qui envient les croyants. Dans cette institution religieuse, la coexistence du bouddhisme et l’hindouisme est de forme. Il existe des courants religieux bouddhismes liés à l’hindouisme tels Vishinouisme, Shivaïsme, Shaktisme, Tantrisme, Sikhisme (nous y reviendrons plus tard).

Les grands réformateurs de l’Hindouisme

Le savoir védique est éternel, sa durée est illimitée. Le cosmos étant soumis à évolution permanente, le savoir des vedas est lui aussi sujet à une perpétuelle réinterprétation. Il va donc de soi, pour un Hindou, que l’individualité et les particularismes de la nature humaine s’exercent dans divers points de vue philosophique. Pour certains croyants, les différentes voies de saluts et les techniques de yoga mentionnées par les textes sacrés sont pareilles à un immense et éternel projet d’éducation religieuse dans lequel s’inscrit l’homme dans son individualité.

Qu’est-ce que le nirväna?

Contrairement à une idée répandue, la notion de nirvanä, commune à l’hindouisme et au bouddhisme, n’est pas liée à la satisfaction hédonisme des désirs. Ce terme désigne un état que l’on peut atteindre par la («libération», moksha) et qui correspond à l’extinction de tous les désirs et aspirations. Le nirväna est donc un état sans souffrance, un vide intérieur dans lequel la conscience de l’individu ne se perçoit même plus elle-même.


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